Football : Mission L1 accomplie,pour Nantes, malgré les turbulences

Publié le par MAVERICK

 

Nantes de retour en Ligue 1, évidemment ! C'est ce qu'on peut dire maintenant, mais en début de saison, ça ne semblait pas fait d'avance.

Les Nantais y sont. Mathématiquement, et logiquement. Car s'ils n'ont pas été brillants, tout au long de cette saison, ils ont toujours fait la course dans le peloton de tête.
Remonter immédiatement n'est pas à proprement parler un exploit, si l'on s'en tient aux statistiques. 48 fois déjà, les punis de la veille ont réintégré la grande classe sans traîner. Il y a même des spécialistes de l'exercice. Dans le cas de Nantes, le budget offrait tout de même une véritable indication. Les Canaris s'appuyaient tout de même sur 26 millions d'euros, ce dont aucun de leurs concurrents ne pouvait se targuer, loin s'en faut.

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Un traumatisme bien surmonté

Pour autant, il serait malhonnête de prétendre que l'on s'attendait à ce scénario sans accroc, cette marche inexorable vers la L1. L'été dernier, beaucoup citaient plus volontiers les exemples de clubs s'étant enlisés quelques années dans l'antichambre de l'élite, à l'image de Saint-Etienne, avant de goûter à nouveau à la lumière des grands stades. Parce que le traumatisme était énorme. Le FC Nantes sortait de 44 saisons consécutives en première division et, surtout, d'une bonne demi-douzaine d'années de gestion proprement catastrophique. Pour tout dire, il paraissait exsangue, à bout de nerfs et de ressources, après que Roussillon eût mis une dernière main aux toiles de Gripond.

Un véritable champ de ruines dont le proprio, Serge Dassault, n'a pas manqué de se débarrasser. Mais l'opération n'aura pas été simple. Entre le curieux intérim du tandem Dayan-Gravelaine et l'arrivée du team Kita, de précieuses semaines se seront écoulées. Si bien que le FC Nantes s'est lancé dans son opération reconquête dans un costard ravaudé. Une manche de Dayan, des boutons Gravelaine, une pochette Florès vite dégagée et un pantalon Kita bien serré au niveau de la ceinture sociale, et en avant pour ce curieux mariage entre l'octuple champion de France et cette vilaine roturière aux genoux cagneux qu'est la L2.

Der Zakarian, des limites et des mérites

Mais finalement, dans ce joli chantier, le FC Nantes est parvenu à trouver un équilibre. Sur sa courte période de gouvernance sport, Xavier Gravelaine a bâti une base solide, rompue aux singularités de la L2, que Christian Larièpe et Waldemar Kita auront complétée avec une réussite inégale, mais pas vaine. Car le nouveau président qui, par précaution oratoire, s'était donné « deux ans pour remonter », rappelle opportunément que, « sans les buts de Djordjevic, on ne sait pas où en serait ».

Et, ne l'oublions pas Michel Der Zakarian et Baptiste Gentili, ont maintenu leur groupe sous pression. Certes, on aura beaucoup souligné, parfois glosé, cette impéritie à dégager un style de jeu, une expression collective un tant soit peu séduisante de ce groupe missionné sur du court terme. Pour autant, ce tandem de coaches, a montré de la détermination, ne se laissant pas polluer comme Serge Le Dizet auparavant, par les contacts noués dans son dos (Papin en été, Lacombe en hiver).

En définitive, il a rempli sa mission. Elle n'était pas simple. La prochaine, puisque Waldemar Kita a décidé de le reconduire, ne le sera pas davantage. Car il s'agit désormais de se refaire une place, non seulement en L1, mais dans le haut du tableau. Cette fois au moins, le plan de bataille ne se préparera pas dans la précipitation.
Pierre-Yves ANSQUER.

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