44:Vins volés à Vallet : une enquête délicate

Publié le par MAVERICK

Depuis le vol de 41 000 litres de vin dans un chai du Vignoble nantais
 (lire Ouest-France de jeudi), les gendarmes n'écartent aucune piste.



Les faits.
41 600 litres de vin blanc, gros plant et sauvignon, ont été siphonnés dans une cuve louée à un retraité dans un chai de Vallet, à environ 1 km du bourg, entre le jeudi 1er mai, dans l'après-midi et le vendredi 2 mai, en fin de matinée. Pour vider une telle quantité de vin, un seul camion-citerne ne suffit pas. Les voleurs avaient-ils deux camions ou alors ont-ils fait un aller-retour ? Les gendarmes ont relevé sur place des traces de roues. Si ces camions ne se comptent pas milliers dans le secteur, rien ne ressemble plus à un camion-citerne qu'un autre camion.

 

Quoi qu'il en soit, l'opération a duré plusieurs heures. « Plus de trois quarts d'heure pour pomper 30 000 litres avec un système super-moderne », estime un connaisseur. Selon les gendarmes de la compagnie de Rezé, en charge de l'enquête, les voleurs se seraient servis du matériel sur place pour siphonner la cuve. La police scientifique a fait des relevés.

La victime.
Le vin volé appartient au groupe Castel. Le préjudice est estimé à 50 000 €. Castel est un géant du vin, premier opérateur viticole français qui s'est largement implanté dans le Val de Loire. Il a notamment racheté le numéro 1 du muscadet au Pallet, la société Saujeteau-Beauquin et a repris le négociant Friedrich, spécialiste de la fontaine à vins à Rezé. Depuis quelques semaines, l'extension d'une unité d'embouteillage à La Chapelle-Heulin suscite la colère de certains riverains qui seront confrontés à un trafic routier important.

Le contexte.
L'affaire a très vite fait le tour du Vignoble. Affaire sensible qui plus est dans un secteur étranglé par les difficultés économiques. Et des vignerons encore assommés par le coup du gel du printemps qui a détruit une partie de la production.

Les pistes.
Elles sont nombreuses et aucune n'est écartée. Une chose est sûre : « Il faut avoir les moyens de pomper, de stocker et d'écouler une telle quantité de vin », résumait vendredi un enquêteur. Pour les gendarmes, qui se sont rapprochés de leurs collègues du Maine-et-Loire et de la Vendée, les investigations s'avèrent délicates. D'autant que chez les vignerons, on ne cause pas beaucoup sur ce genre d'affaires. « On peut tout imaginer. L'acte d'un concurrent, peut-être extérieur au vignoble nantais. Un acte de malveillance et on se débarrasse du blanc dans la Sèvre. Ou le vin est peut-être parti à l'étranger. »

Les précédents.
De mémoire de viticulteur nantais, on ne se souvient pas d'un tel vol. On ne tiendrait pas le même discours du côté de la Gironde, où les professionnels du vin sont davantage habitués à ce genre d'affaire et aux trafics de vins millésimés. On les appelle les perceurs de chais ou les pilleurs de châteaux.
Marylise COURAUD.

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**MAVERICK**

Publié dans ** NANTES - 44 **

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L
PROMIS ! c'est pas nous !!!LOL !;o)
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B
Ce vin sera revenu ailleurs, avec une autre étiquette, et sans doute bien plus cher ! Plus rien n'échappe aux brigands : désolant ! Bises. Babou xxxxxx
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M
Coucou Maverick, sympa ce rond-point avec son pressoir !Bonne soirée,
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M
il va y avoir de bonnes cuites en perspective  bon week end mon ami  Marcel
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