Actualités Nantaise * Alcool, tabac, drogue : les jeunes

Publié le par Maverick-Olivier

Alcool, tabac, drogue : les jeunes y vont fort
En Loire-Atlantique, les jeunes boivent plus et plus souvent que la moyenne des jeunes Français. La consommation du cannabis est banalisée, révèle le baromètre santé jeunes 2005.
 
A  17 ans, 54 % des filles et garçons déclarent avoir déjà été ivres. À partir de 18 ans, un jeune sur quatre consomme régulièrement de l'alcool, les garçons trois fois plus souvent que les filles. Ils commencent par la bière, les sodas alcoolisés, puis passent aux alcools forts. Le vin est bu plus souvent après 20 ans. Ils se saoulent (6 verres et plus) particulièrement en fin de semaine. 19 % des garçons de 18-25 ans le font chaque week-end (12 % chez les filles).
 
Les garçons sont les plus exposés à l'addiction. Pour le tabac comme pour le cannabis. Chez les 15-25 ans, ils sont 35 % à fumer des cigarettes tous les jours (24 % chez les filles) et après 18 ans 13 % à avoir un usage régulier du cannabis (5 % chez les filles). Pourtant, plus d'un jeune sur deux a goûté au joint d'herbe ou de haschisch. Détente, complicité, convivialité et rigolade sont les principales raisons invoquées. Les adolescents (15-17 ans), à plus de 70 %, disent qu'il est aisé de s'en procurer.
 

Quant aux autres drogues illicites (ecstasy, poppers, champignons hallucinogènes, cocaïne en particulier), elles sont expérimentées par les plus de 18 ans (30 %) mais peu en font un usage régulier (3 %).

« Alcool, un problème majeur »

« La consommation d'alcool reste un problème majeur, et tout particulièrement chez les jeunes », alerte Gilles Cantal, sous-préfet qui conduit à Nantes la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie. « La fréquence de la consommation évolue avec l'âge, commence dès 14-15 ans, en particulier le week-end, et conduit à l'ivresse alcoolique. Le comportement des jeunes de la Loire-Atlantique vis-à-vis de l'alcool est plus défavorable que la moyenne nationale. »

C'est la première fois qu'une enquête auprès des 12-25 ans permet cette comparaison très détaillée (1). Elle est surtout un outil pour les acteurs de la prévention qui s'intéressent à la santé des jeunes, veulent les protéger de la dépendance aux drogues (licites ou illicites) et les alerter sur les dangers (alcool-drogue et accidents vont trop souvent de pair).

Dans quel sens agir ? « Nous comptons beaucoup sur le travail en réseau, les partenariats », expose Gilles Cantal. Et pas uniquement dans les établissements scolaires où l'information passera par les comités d'éducation à la santé et la citoyenneté. Il est question aussi de sensibiliser le monde du travail (en lien avec les syndicats), les élus pour « porter la bonne parole sur les territoires ruraux », les médecins, les organisateurs d'événements festifs (une charte est en préparation), former des intervenants. L'opération mobilise 300 000 € par an de fonds publics. Elle ne prévoit pas de renforcer la présence de professionnels de santé dans le milieu scolaire. « Travaillons au mieux déjà là où les moyens sont disponibles, » résume la portée d'action du comité départemental de prévention.

** MAVERICK **

Publié dans ** NANTES - 44 **

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article