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Publié le par Maverick-Olivier

Ado électrocuté : la famille fait appel

En 2004, Dimitri mourrait sur un wagon en gare de Saint-Nazaire sans que les pompiers puissent le secourir. Ses parents veulent un procès.
Une nouvelle épreuve attend Lew Palance, ce jeudi, à Rennes. Pourtant, c'est avec une grande détermination que ce père de famille se rendra à l'audience de la chambre de l'instruction de la cour d'appel, pour tenter d'obtenir l'aboutissement de la plainte contre X qu'il a déposée, en avril 2004. Son fils Dimitri, 17 ans, venait de décéder un samedi midi, sur un wagon de la gare de triage de Saint-Nazaire. Terrassé par un arc électrique, il avait agonisé durant une heure et demie, les pompiers ayant reçu la consigne de ne pas intervenir avant l'arrivée du technicien de la SNCF venu de Nantes. Dimitri était décédé lors de son transport à l'hôpital. Le drame avait créé un émoi considérable au lycée Aristide-Briand de Saint-Nazaire où Dimitri était scolarisé, dans le quartier de Penhoët où se trouve cette gare de triage très accessible, chez les pompiers, traumatisés par l'impossibilité d'intervenir. A la SNCF, l'accident a également servi de déclic pour améliorer la procédure d'urgence.

La douleur de la famille s'est accentuée lorsqu'un rapport a déterminé que les secours auraient pu s'occuper de Dimitri, à condition de prendre certaines précautions. Des tensions résiduelles peuvent en effet subsister dans la caténaire après un tel accident. Depuis, les pompiers disposent d'un matériel (canne pour écarter le câble, chaussures et gants isolants) qui leur permet de remplir leur mission. Pour Lew Palance, cela « pointe clairement des dysfonctionnements et donc des responsabilités ». D'où le choc de la famille lorsqu'elle a reçu l'ordonnance de non-lieu du juge d'instruction datée du 2 janvier dernier. « On a tous pleuré, mais aussi décidé de ne pas s'arrêter », avoue le père de Dimitri. André Tinière, l'avocat de la famille, plaidera devant la cour d'appel pour tenter de relancer l'enquête sur les chefs d'homicide involontaire, « le secteur de la gare n'étant absolument pas sécurisé », mais aussi pour non-assistance à personne en péril, « dans la mesure où le personnel de la SNCF avait manifestement un défaut de formation sur ce genre d'intervention ». Lew Palance devra ensuite patienter pour connaître la décision finale de la chambre de l'instruction. Mais il anticipe : « Quel que soit le résultat, je poursuivrai mon combat, quitte à déposer de nouvelles plaintes envers des personnes morales où physiques. »

** maverick **

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