Actu Nantaise * Le père de la fillette ...

Publié le par Maverick-Olivier

Le père de la fillette empoisonnée incarcéré
Depuis mardi, une petite fille lutte contre la mort au CHU de Nantes. Son père, soupçonné de l'avoir empoisonnée, est en détention provisoire.

Jeudi, Ludivine , âgée de 21 mois, se trouvait toujours dans un état critique au CHU de Nantes. Son père, un habitant de Saint-Sébastien-sur-Loire, a été placé, hier, en détention provisoire pour empoisonnement sur mineure et administration de substances nuisibles. Selon le procureur adjoint de Nantes, Yves Gambert, « il risque la réclusion criminelle à perpétuité ».

Séparé de la mère de son enfant, courant mai, il accueillait sa fille aussi souvent qu'il le pouvait. Aux policiers, il a expliqué, dans un premier temps, qu'il ne supportait pas d'en être éloigné.

 

 

 

 

Fin mai, il conduit la petite fille à l'hôpital. Il affirme au personnel soignant qu'elle souffre de convulsions ou de crise d'épilepsie. Il revient quelques jours plus tard. Cette fois, l'enfant est examinée au service neurologique. Le père repart avec une ordonnance de calmants à administrer à la petite. Le médicament, selon Yves Gambert, est « prescrit à faible dose ».

De la soude caustique

Le jeudi 8 juin, le père et l'enfant se présentent une nouvelle fois à l'hôpital. Cette fois, il affirme que sa fille souffre de perte d'équilibre, qu'elle est sujette à des convulsions. Nouveaux examens en pédiatrie. À la lecture des résultats sanguins, le médecin détecte un taux anormalement élevé d'un calmant. La fillette est hospitalisée.

Dans la nuit du dimanche 11 au lundi 12 juin, le père passe la nuit au chevet de Ludivine. À 6 h, l'infirmière ne constate rien d'anormal. Quelques minutes plus tard, l'homme se précipite dans le couloir et appelle au secours. Les médecins présents constatent que Ludivine crache du sang. Elle a des traces de brûlures autour de la bouche, un oedème sur la langue : un produit corrosif lui a été administré.

Placé en garde à vue, le père a admis, dans un premier temps, sa responsabilité. Il a expliqué avoir administré à sa fille de la soude caustique qu'il a apportée dans une pipette à antibiotiques dont il s'est ensuite débarrassé. Lors de sa seconde audition, il a tout nié en bloc. Au cours de la perquisition à son domicile, les enquêteurs ont trouvé de nombreux produits toxiques. Hier, leur analyse était toujours en cours.

 

On ignore encore tout des motivations de ce père de 33 ans. Mais les enquêteurs envisagent « un syndrome de Münchausen par procuration ». Ce trouble consiste à rendre volontairement un enfant malade et à multiplier les signes d'inquiétude pour laisser croire qu'on s'en occupe parfaitement. Les examens psychiatriques apporteront peut-être un peu de lumière.

Une réaction ???

Qu'en pensez-vous ???

**maverick **

 

Publié dans ** NANTES - 44 **

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article