Actus Nantaise * Le fils tué, son père dans un état critiq

Publié le par Maverick-Olivier

Le fils tué, son père dans un état critique
C'est la mère, âgée de 70 ans, qui a donné l'alerte, hier, près de Nantes. Comment est-ce arrivé ?

C'est une longère du hameau de la Chaussée, à Saint-Étienne-de-Montluc. Dans la nuit de mercredi à jeudi, un drame s'est noué dans cette commune, à 15 km au nord de Nantes. Un homme d'une quarantaine d'années y est mort violemment. Son père, septuagénaire, a été hospitalisé dans un état critique. Sa mère, plus légèrement blessée, est en état de choc. Aucun des occupants de la maison n'a donc pu être entendu pour éclairer les gendarmes.

Ce que les enquêteurs connaissent de l'affaire tient en quelques images terribles. Celle de cette femme, d'abord, âgée d'environ soixante-dix ans, qui sonne à la porte de ses voisins, hier, vers midi. Elle est manifestement désorientée et souffre de quelques blessures. Elle a reçu des coups au visage. Son époux, aurait-elle dit, l'a frappée la veille. Et puis, elle explique à ses voisins que son fils et son mari ont disparu. L'alerte est donnée.

Du sang avait coulé sous la porte de cette maison de Saint-Étienne-de-Montluc, en Loire-Atlantique. C'est la première chose que les gendarmes ont vue en arrivant, hier après-midi.Frédéric Girou

Drame familial ?

À leur arrivée, les gendarmes voient du sang qui s'était écoulé sous la porte d'entrée de la maison, où vivaient ensemble le père, la mère et le fils, quadragénaire. À l'intérieur, ils découvrent les deux disparus. Le fils, célibataire, qui travaillait à la DCN d'Indret, une commune proche, est retrouvé mort sur son lit. Dans une autre pièce, son père, entre la vie et la mort, gît dans une mare de sang. Une plaie profonde est repérée sur l'un de ses bras. Il a aussitôt été conduit au centre hospitalier de Nantes et y a été admis dans un état critique.

Dans la foulée, les techniciens spécialisés de l'investigation criminelle ont passé la maison au crible. Aucune évidence n'est venue apporter de lumière sur le scénario de la nuit. Pas d'arme à feu, pas d'effraction sur la porte. Toutefois, une forte odeur d'alcool imprégnait les lieux.

L'hypothèse du drame familial est privilégiée par les gendarmes. Ceci dit, rien ne permet encore d'exclure tout à fait le passage d'une quatrième personne dans la maison. Pour le reste, tout tient en quelques questions. Le fils, sur lequel on n'a pas relevé de trace de coups, a-t-il mis fin à ses jours ou a-t-il été tué ? Son autopsie, pratiquée ce matin, et l'audition de la mère devraient fournir des réponses aux enquêteurs.

** maverick **

Publié dans ** NANTES - 44 **

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