Actualité Nantaise : Séance de tir au cours d'une crise de démence

Publié le par Maverick-Olivier

 

Actualité Nantes

Édition du lundi 13 novembre 2006

Séance de tir au cours d'une crise de démence

Les choses ont failli mal tourner, samedi soir, dans le quartier Bottière, à Nantes.

Il est un peu plus de 22 h lorsque la police est appelée par des habitants de la paisible rue des Collines, bordée de pavillons et de coquets jardins. Le problème se cristallise au numéro 45. À l'extérieur d'une maison individuelle, le propriétaire des lieux, armé d'un fusil, témoigne d'une grande agitation. Il a tiré au jugé à plusieurs reprises, crevant les pneus de deux voitures en stationnement dans la rue. Les munitions retrouvées sur place sont des balles à ailettes utilisées d'ordinaire dans la chasse au sanglier.

Les faits se sont déroulés dans le jardin de ce pavillon situé rue des Collines, à Nantes.

Les faits se sont déroulés dans le jardin de ce pavillon situé rue des Collines, à Nantes.

L'état de surexcitation de l'homme contraint les six policiers envoyés dans un premier temps, à demander des renforts. Une fois le quartier entièrement bouclé, commence, pour la police, un patient travail d'approche. Des agents de la brigade anti-criminalité parviennent à s'introduire dans le jardin. Le forcené ressort de sa maison, menaçant un des policiers avec un couteau. Il est alors neutralisé à l'aide d'un flashball. À l'intérieur de la maison, les policiers ne trouvent aucun autre occupant. Ils découvrent, en revanche, des locaux couverts de moisissures, du sol au plafond, et un véritable arsenal : cinq ou six fusils, des couteaux de guerre... Le forcené affiche un taux d'alcoolémie de 0,32 g par litre. Un médecin diagnostique une crise de démence et préconise une hospitalisation, en attendant une probable expertise psychiatrique.

Dimanche matin, rue des Collines, aucune voix ne s'élevait pour condamner le voisin du numéro 45, connu pour ses états d'ébriété, mais qui n'a, semble-t-il, jamais manifesté d'agressivité. « C'est un gars toujours aimable, qui dit bonjour », assure un jeune homme qui a tout d'abord cru, samedi soir, que « des gamins jouaient avec des pétards... »

Le même témoin ajoute : « Il a dû péter les plombs. La mort récente d'un de ses parents l'avait beaucoup affecté et son épouse l'a quitté... »

Pas davantage de ressentiment de la part des deux propriétaires des voitures dont les pneus ont été crevés par les balles. Juste de la surprise et une certaine compassion pour un homme de 56 ans, brocanteur à ses heures, qui a sombré dans la solitude d'un samedi soir.

Jocelyne RAT.

Ouest-France
** maverick **

 

Publié dans ** NANTES - 44 **

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V
c'est clair qu'il à du péter les plombs, pour faire ça, mais la vie parfois peut basculer d'un moment à l'autre, surtout lorsqu'il y a l'alcool avec!! fait divers  tragique, mais qui aurait être bien plus grave. bisous
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M
Merci de ta visite et de ton commentaire Virginie....<br /> Et oui , que veux tu , ce sont des choses qui arrivent...hélas<br /> La folie a ses raisons , que la raison,elle même ne comprends pas.......<br /> Et à mon avis, BOISSON et ARMES à FEUX , n'ont jamais fait bon ménage .....<br /> INCONSCIENT sont les êtres humains...parfois !!!!<br /> Maverick<br /> ça rame pas mal " over-blog " en ce moment....