NANTES : Mauvaise nouvelle pour le gréviste de la faim

Publié le par Maverick-Olivier

Actualité Nantes
Mauvaise nouvelle pour le gréviste de la faim

Après 18 jours sans manger, Jacques Chopin a reçu hier, une réponse du ministère de la Santé qui refuse à sa femme sa demande.

L'épopée de Jacques Chopin et de son épouse a connu, hier, un énième rebondissement. En forme, cette fois, de coup d'arrêt annihilant les derniers espoirs du couple. « Le ministre a écrit une lettre à Zohara Chopin en lui signifiant qu'après l'étude de son dossier, elle n'obtenait pas l'autorisation d'être sage-femme en France », résumait, hier midi, Jean-Pierre Parra, directeur régional des affaires sanitaires et sociales, en soulignant la complexité du dossier.

D'origine guinéenne, Zohara se voit refuser le droit d'exercer son métier de sage-femme, en France, malgré une formation suivie et validée à la faculté de médecine de Nantes en 1993 (lire Ouest-France d'hier), neuf ans d'exercice au Cap Vert et une équivalence obtenue en Belgique. La raison de ce refus ? La non-détention d'un diplôme français, mais d'un « certificat » de fin de scolarité ne permettant pas l'exercice de sage-femme en France puisqu'en 1989, Zohara n'avait pas encore la nationalité française. Un argument qui fait bondir Jacques Chopin par son aspect péremptoire : « C'est aberrant, elle est française maintenant, elle a fini 6e de sa promotion et obtenu un certificat qui lui donne le droit de travailler nulle part ! » Pas question, non plus, d'évoquer la possibilité de repasser le concours : « Elle a déjà perdu plusieurs années de sa vie, alors qu'en suivant des études dans son pays, elle serait déjà médecin à l'heure actuelle. Je me sens forcément coupable parce que c'est sur mes conseils qu'elle est venue en France. »

La lettre du ministère de la Santé précise aussi que la commission dite « Hocsman », qui s'est réunie lundi pour étudier le dossier, ne peut accorder d'équivalence qu'à des diplômes étrangers. Autre « paradoxe », relevé par Claudie, sage-femme à la clinique Brétécher de Nantes : « On leur répond que la profession d'infirmière-accoucheuse en Belgique ne peut se comparer à la profession de sage-femme en France et que, par conséquent, l'équivalence n'est pas possible. Or, dans ma clinique, il y a des tas de sages-femmes diplômées en Belgique qui sont autorisées à exercer ! »

Fort de cette lettre, le gréviste nantais n'a pas l'intention de cesser sa grève de la faim. Ce qui inquiète les médecins qui le suivent. Et le recours aux tribunaux ? Jacques Chopin y songe très sérieusement. Il compte d'ailleurs s'appuyer « sur de multiples contradictions », pour obtenir gain de cause.

Ouest-France

** maverick **

 

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