La reconstruction de l'hôtel sinistré tarde

Publié le par Maverick-Olivier

 

Actualité Nantes

La reconstruction de l'hôtel sinistré tarde

L'hôtel de la Duchesse-Anne a brûlé en juin 2004. Depuis, de lourds différends opposent les propriétaires à l'assureur. Et freinent la reconstruction.

 

L'hôtel Duchesse-Anne a brûlé le 17 juin 2004. Depuis, la reconstruction tarde à cause de différends judiciaires des parties à l'affaire (gérants et propriétaires) avec l'assureur.

L'hôtel Duchesse-Anne a brûlé le 17 juin 2004. Depuis, la reconstruction tarde à cause de différends judiciaires des parties à l'affaire (gérants et propriétaires) avec l'assureur.

« C'est clair : le nouvel investisseur et l'une des deux propriétaires ont vraiment envie de réaliser un bâtiment hôtelier », fait remarquer Marc Devanne. Le directeur de l'Office de tourisme nantais confirme ce que nous écrivions dès le 15 septembre : l'hôtel Duchesse-Anne, rue Henri IV, sera reconstruit. La perspective d'une opération immobilière, un temps redoutée, s'est effacée. Mais quand cette ruine, qui jure, désormais, face à un château rénové, va-t-elle laisser la place à un hôtel 3 étoiles fringant ? Voilà la seule question qui vaille. Tentons une réponse.

« Ce sinistre nous vaut beaucoup de soucis. Il est très long. » Jeanine Beaudron, l'une des deux copropriétaires, n'est pas à la noce. En particulier du fait d'un différend important sur le montant de l'indemnisation, qui l'oppose à l'assureur : la société Albingia, installée en région parisienne. La copropriétaire, alliée au nouvel investisseur, un indépendant, préfère être optimiste : « L'avenir sera positif », affirme-t-elle, sans autre commentaire.

Un nouvel hôtel de 70 à 80 chambres, qui aurait pour partenaires la SCI Château des Ducs de Bretagne (de Mme Beaudron) et un hôtelier non nantais (dit-on), devrait donc voir le jour. Mais toutes les difficultés ne sont, semble-t-il, pas aplanies pour boucler le dossier. « Il y a une vraie volonté de reconstruction. Mais il y a encore beaucoup d'obstacles à lever avant d'aboutir », assure une source bien informée.

Ils ferraillent en justice

 

En attendant l'issue favorable appelée de ses voeux par la mairie de Nantes, les vestiges de l'hôtel font peine à voir. Des bâches volent au vent et montrent l'armature métallique de l'échafaudage. Ce « parapluie », s'il ne semble pas menacer la sécurité des passants, paraît à l'abandon. Nul ne l'entretient. « Nous n'avons pas été payés de notre location depuis longtemps et nous ne sommes pas autorisés à entrer dans la propriété », explique un directeur de l'Agence Siret échafaudages, de Rezé. Le contentieux, qui porte sur des sommes « énormes », ajoute ce cadre, est devant le juge. Lui aussi.

En fait, toutes les parties à l'affaire ferraillent devant les tribunaux. Les frères Corvaisier, anciens gérants de l'hôtel, affirment se pourvoir en cassation contre l'assureur. « Les deux dernières décisions rendues par la Cour d'appel nous sont favorables », explique la compagnie d'assurance, qui balaie les accusations de manoeuvres dilatoires, selon elle portées à tort.

Le juge d'appel rennais, « avant de dire droit sur le montant définitif de cette indemnité » (le coût de la reconstruction est estimé, selon les sources, entre 5 et 7 millions d'euros), a décidé de nommer un expert pour prendre connaissance de moult documents et études techniques. Soit un nouveau retard attendu, avant même d'éventuels autres recours. Ce qui, « au mieux », affirme une source proche du dossier, ne devrait permettre la livraison du nouvel établissement qu'à fin 2009... et probablement plus tard encore.

Gaspard NORRITO.

** Maverick **

Publié dans ** NANTES - 44 **

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M
dommage le batiment a l'air tres joli,argent quand tu nous tient ...bonne fin de journée maverick
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F
Pas évident quand bcp d'intèret en jeu !<br /> biz
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