Nantes: Les terrasses nantaises jouent les prolongations...
Désormais,
les Nantais pourront boire un verre en terrasse jusqu'à 1 h 30. Au lieu d'1 h avant. Mairie, restaurateurs et cafetiers se sont mis d'accord.

Longues soirées d'été...
L'arrêté a été pris le 15 avril par la mairie.Mais, la communication ne s'est faite qu'hier soir, au bar le Café Cult. « Les terrasses fermeront à 1 h 30 toute l'année », indique Gilles Nicolas, adjoint au maire de Nantes, chargé de la sécurité et de la tranquillité publique. Au lieu d'1 h auparavant. Jusque-là, plusieurs horaires cohabitaient. « Semaine, week-ends..., il y avait plusieurs règles. C'est une uniformisation de la réglementation. » Cette décision fait suite à « un travail de plusieurs mois » auquel se sont associées la mairie, l'Union métiers industries hôtellerie (UMIH) et la Confédération des professionnels indépendants de l'hôtellerie (CPIH). Les terrasses estivales sont autorisées du 15 avril au 15 octobre. Au total, on compte 490 terrasses à Nantes.
Pour la tranquillité du voisinage
« C'est du donnant-donnant », insiste Gilles Nicolas. En contrepartie de cet assouplissement, les cafetiers et les restaurateurs devront « faire des efforts et respecter la tranquillité du voisinage ». « Même si les plaintes contre les nuisances sonores ont fortement baissé ces derniers temps », le lancement « d'une campagne de sensibilisation et de responsabilisation » s'avère nécessaire.D'ici la fin juin, 300 000 affiches avec le message « Faites comme chez vous. Pensez aux voisins, baissez le son ! » seront placardées dans les restaurants et les bars nantais. Et 100 000 stickers seront distribués avec les tickets d'addition. Après la communication, place à la répression. « Une brigade de contrôle nocturne » interviendra dans un deuxième temps.
Un plus « pour l'économie »
Bernard Pelâtre, de l'UMIH, a le sourire. « Économiquement, c'est bon pour les cafetiers. Depuis la loi anti-tabac, on a un périmètre qui s'étend. Et le bruit aussi en conséquence... » Pour lui, Nantes pourrait servir d'exemple, un « modèle pour tous les cafés de France. On espère un effet boule de neige ». Seuls « 5 à 10 % » des professionnels ne joueraient pas le jeu. « On compte sur la dynamique du système », ajoute Christine Meyer, conseillère chargée de la lutte contre le bruit. À la rentrée, un autre dossier sera abordé : l'esthétisme des terrasses. À suivre.
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